27/09/2010

Bondement vôtre à Chantilly

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Chantilly. Sa crème fouettée, son hippodrome, son château, sa forêt, son histoire. Et son James Bond. Pas n’importe lequel : le dernier 007 de Roger Moore. Une page se tourne, un chapitre se clôt pour une génération de bondophiles. C’est dans cette élégante petite ville, véritable écrin de verdure, sise à une trentaine de kilomètres au nord de Paris que se tisse la trame de « A View To A Kill ».

Cela fait plusieurs mois que le Club James Bond France fourmille d’idées pour célébrer les 25 ans du film. A force de volonté et de travail, le Club noue plusieurs partenariats prestigieux et n’est pas peu fier d’inviter ses membres et autres fans de tous horizons à se retrouver le 18 septembre, à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, devant la gare de Chantilly pour une journée « dangereusement » bondienne. John Glen, accompagné de son épouse, Rémy Julienne et Serge Touboul ont accepté l’invitation du Club. Franchement heureux, John Glen, de se replonger dans la boîte à souvenirs, rien que pour nos yeux, notamment lors d'un repas en comité restreint le vendredi 17 septembre.

Une journée particulière qui débute par la visite de la station BP, théâtre de l’assassinat de Tibbett dans sa Rolls-Royce. Le logo de la marque a quelque peu changé. La station s’est un peu modernisée mais l’on n’a aucun mal à resituer l’action. On se prend à entendre le bruissement humides des brosses de la station de lavage et d’apercevoir la silhouette menaçante de May Day à l’arrière de la limousine. La petite troupe chemine ensuite vers le restaurant où l’attend un délicieux menu. John Glen fait son entrée entre l’apéritif et l’entrée. Applaudissements nourris et standing ovation. Après le déjeuner, il dédicacera affiches, livres et photos. Avant de mettre le cap sur le château, baigné par une large étendue d’eau aux perles de lumière. La majesté de l’endroit  impressionne les visiteurs. Le groupe a droit à deux guides. L’un pour la partie historique. L’autre est … John Glen himself qui fait revivre les lieux au fil de sa mémoire.

Nous franchissons le petit pont levis auquel 007 s’accroche dans un ultime élan pour rallier ses appartements. Dans le château, l’on suit les pas de Stacey et Zorin pour rejoindre son bureau et l’on aperçoit de profil Bond qui tente, peu après, d’y pénétrer par effraction. La porte débouche, en fait, sur un couloir : la scène y sera en réalité tournée dans les studios de Pinewood. Nous arrivons ensuite au seuil des jardins, là où Bond arrive à la réception donnée par Zorin. L’occasion de prendre  la pose là même où se tenaient côte à côte Tanya Roberts, Roger Moore, Christopher Walken et Grace Jones pour la promotion du film.

Les immenses jardins et le lac enjambé par un pont. Là où Bond fait la rencontre de Stacey et lui offre une coupe de champagne avant d’être interrompu dans son opération séduction par May Day. Retour à l’intérieur du château afin d’emprunter l’escalier qui mène à la chambre de Bond. Derrière nous, le souffle court de Sir Godfrey Tibbet qui croule sous les bagages de 007. Autre porte, autre cour : celle où arrive la Rolls de Bond. Le petit groupe chemine ensuite vers les larges escaliers qui dégringolent vers le parc dessiné par Le Nôtre. Des fontaines, des plages d’eau, de larges allées, et sur la gauche, le petit balcon de la chambre de Bond, là où Bond et Tibbett échangent à l’abri des micros indiscrets.

La visite se poursuit dans les Grandes Ecuries, capables, à l’origine, d’accueillir 240 chevaux et 500 chiens répartis en différentes meutes pour les chasses quotidiennes. C’est là que Bond, flanqué de Scarpine, vient assister à la vente de chevaux.

Le soleil décline sur le champ de course et le meilleur est encore et toujours à venir et avenir : la projection de « A View To A Kill » sur un écran géant de 200m² à l’hippodrome. Des gradins, où plus de 1.000 personnes ont pris place, l’on a une vue imprenable sur les Grandes Ecuries dont la forme se découpe dans l’obscurité naissante. Entre chien et loup. En imaginant le galop sourd des chevaux lancés à pleine vitesse, leurs naseaux fumants sous l’effort.

John Glen, Serge Touboul et Rémy Julienne rendent un bel hommage à la ville qui leur a permis de tourner dans les meilleures conditions. Et à l’issue de la projection, c’est un somptueux feu d’artifice qui embrase le ciel cantilien.

Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Et ce fût un réel plaisir de croiser à nouveau ta route LT et disserter, à bâtons rompus, sur sa Rogesté.

Écrit par : JOND BAMES | 27/09/2010

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