25/12/2009

Joyeux Noël et meilleurs voeux !

2010

A tous les visiteurs, admirateurs et supporteurs de Roger Moore, un très joyeux Noël et une année 2010 emplie de joies, petites et grandes, de sourires, d'amitié et de succès. A venir : une interview exclusive avec Martin Grace et un reportage sur le gala UNICEF de Dublin en présence de Roger Moore.

Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (1) |

21/12/2009

Un petit fils pour Lord Brett Sinclair

portrait

La famille de Roger Moore vient de s'agrandir d'un petit Tristan, né le 12 décembre 2009. C'est le premier petit-fils de Roger Moore et le second enfant de son fils Christian.

 

Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (2) |

15/12/2009

Taillée pour Simon Templar

P1800RM

Il arrive, à la télévision comme au cinéma, qu’une automobile prenne autant d’importance que le personnage principal.  Dans ce cas, l’automobile joue exactement le même rôle que la chanson thème d’un film.  Dès qu’on voit l’automobile (ou qu’on entend la chanson), notre cerveau l’associe au film ou à la série télévisée.  Et souvent avec émotion.  La Volvo P1800S de Simon Templar fait partie de cette catégorie.

Le Saint, alias Simon Templar, est né de l’imagination fertile de Leslie Charteris, un romancier britannique né à Singapour en 1907.  En fait, le premier livre (d’une centaine!) faisant état des aventures de ce Robin des Bois moderne est apparu en 1928.  Dans ces romans, Templar conduit des voitures fictives mais toujours belles et rapides.  Avec un tel succès, il n’est pas surprenant que des producteurs de la télévision britannique s’intéressent au personnage.  Curieusement, le Saint est plus facile à trouver que sa voiture!  Roger Moore, aussi britannique qu’Elizabeth II, beau bonhomme et charismatique à souhait est l’incarnation même du héros moderne.  Pour ce qui est de la bagnole, les producteurs approchent tout d’abord Jaguar dans le but d’obtenir une superbe XKE.  Et c’est avec une froideur toute britannique que les gens de Jaguar déclinent l’offre.  Mercedes-Benz en fait autant. Puis, un ami d’un producteur, parle à ce dernier d’une nouvelle voiture sport, une certaine Volvo P1800.  C’est Roger Moore lui-même qui fait les démarches nécessaires auprès d’un concessionnaire Volvo ou il est très bien reçu.  Le reste n’est que de l’histoire…

Un peu d'histoire...

L’histoire de la P1800 débute au salon de Bruxelles en janvier 1955 avec la P1900 qui, malgré sa dénomination, arrive avant la P1800!  Pour survivre, il faut à Volvo percer le marché américain qui découvre à ce moment les joies de la voiture sport.  Mais la P1900 est plutôt mal reçue.  Les dirigeants de la firme suédoise refont leurs devoirs.  Le premier prototype de la P1800, alors appelé X-1, est complété en décembre 1957.  En fait, la P1800 emprunte beaucoup de ses composantes mécaniques à la Volvo Amazon (connue ici sous la dénomination 120) déjà en production (1957 à 1970).  Mais le moteur, lui, est tout à fait nouveau.  Nous y reviendrons.

Au début de 1960, la Volvo P1800 fait donc ses débuts aux salons de l’auto de Bruxelles et de New York mais la production ne débute qu’au milieu de l’année suivante.  La réaction de la presse spécialisée est fort positive.  Road & Track mentionne, entre autres, qu’il s’agit « d’une voiture pour gens aimant voyager vite et avec style »  De 1961 à 1963, c’est Jensen, un petit manufacturier britannique, qui assemble la P1800.  Puis, Volvo rapatrie la production de la P1800 qui devient, au même moment, la P1800S.  Mais il s’agit d’une copie conforme de la P1800.  La version 1964 diffère un peu du modèle original. La carrosserie est remise au goût du jour et le moteur développe quelques chevaux supplémentaires. Il faudra attendre 1970 pour retrouver une nouvelle génération de la P1800S, la P1800E, plus moderne.  Mais la ligne générale, bien que toujours aussi belle a fait son temps.

Plusieurs versions

En 1972, apparaît une P1800E familiale!  Prenant l’appellation P1800ES, elle partage le plancher des salles de montre des concessionnaires Volvo avec la P1800E.  Mais dès l’année suivante, la livrée coupé (P1800E), après avoir mis Volvo « sur la mappe », est retirée du catalogue.  La production de la P1800ES cesse le 27 juin 1973, laissant Volvo sans voiture sport.  En tout, pas moins de 47 485 P1800, P1800S, P1800E et P1800ES ont été construites.

L'envers du décor

En tout, cinq P1800 et P1800S seront fournies par Volvo pour la première série du Saint.  Il faut tout d’abord préciser que toutes sont livrées en blanc avec conduite à droite.  La première voiture est une P1800 1962 construite par Jensen.  Elle sera utilisée pendant 26 épisodes.  Une plaque minéralogique portant le subtil numéro ST 1 est apposée par-dessus la plaque originale.  En 1963, c’est une P1800S que Simon Templar conduit.  Le blanc de la carrosserie n’est pas le même que celui de la génération précédente mais puisqu’on filme en noir et blanc, la différence est à peine perceptible.  Les enjoliveurs de roues sont différents de la version précédente et il faudra quelques émissions avant qu’on repose les anciens sur la voiture.  Deux années plus tard, la voiture de série change.  La grille et les pare-chocs, pour ne nommer que ces deux éléments, ont été grandement modifiés et la voiture de Simon Templar n’est plus tout à fait au goût du jour.  Pour résoudre le problème…  on la fait exploser, rien de moins!  En fait, dans l’épisode Crime of the Century, la P1800 n’est pas démolie.  Dès l’émission suivante, les spectateurs retrouvent une P1800S 1965… qui n’est autre que la 1963 modifiée!  Même si nous n’avons pu vérifier la véracité de cette rumeur, il paraît qu’une véritable 1965 aurait bel et bien été livrée aux studios mais qu’un membre de l’équipe technique l’aurait tout simplement démolie.  On imagine que les félicitations pleuvaient sur le pauvre type…

Quatre-vingt-cinq épisodes plus tard, en 1967, deux autres P1800S débarquent aux studios.  L’une sert lors des tournages tandis que la seconde devient la voiture personnelle de Roger Moore lui-même.  C’est une voiture identique à celle de Moore que nous avons eu la chance de découvrir à Ste-Thérèse, dans la banlieue nord de Montréal, il y a déjà quelques années.  Michel Gohier, amateur de belles mécaniques et de belles carrosseries et ancien concessionnaire Pontiac/Buick, alors propriétaire de la jolie suédoise, a immédiatement craqué pour cette Volvo P1800S vue à Hershey en octobre 2004.  Il l’a tout d’abord achetée en co-propriété avec Richard « Kébecson » Petit mais, peu de temps après, il rachetait la part de ce dernier.  Cette Volvo appartenait depuis 31 ans à un chef cuisinier et elle n’avait à peu près jamais pris la route.  Malgré tout, elle avait eu droit à une restauration complète en 1993.  Et aujourd’hui, nous pouvons affirmer que cette voiture est impeccable.  Selon son ancien propriétaire, le confort est « ultra », les performances sont plus qu’adéquates et la tenue de cap, même à 105 milles à l’heure (170 km/h) est sublime.  Les pneus radiaux, encore inconnus des américains à ce moment, y sont sûrement pour quelque chose!  Il s’agit donc d’une véritable GT.  Le moteur de 1,8 litre de 103 chevaux se révèle souple tandis que la transmission à quatre rapports possède une cinquième vitesse électrique (overdrive), actionnée par un bouton au tableau de bord qui démultiplie les rapports de la boîte.  La consommation est ainsi réduite.  Quant aux freins à tambours à l’arrière et à disques à l’avant, ils font preuve de beaucoup de mordant… pour l’époque.

Commencée en 1962, la série originale du Saint quitte les ondes en 1969 après 118 épisodes.  Puis, en 1978, le Saint revient à la télévision sous les traits de Ian Ogilvy qui ne réussira jamais à nous faire oublier le « vrai » Simon Templar, Roger Moore.  Cette fois-ci, Jaguar ne rate pas l’occasion et le héros se ballade en XJS blanche.  Dès l’année suivante, on met fin à l’aventure… temporairement puisque l’acteur Simon Dutton ressort Templar des boules à mites en 1989 pour une saison.  Oublions un épisode pilote en 1987.  Plusieurs films ont été tournés avec le Saint mais c’est surtout celui interprété par Val Kilmer en 1996 qui nous revient en mémoire.  À ce moment, Volvo s’apprêtait à dévoiler sa nouvelle C70… Quelle belle campagne de promotion!

A. Morin - guideautobew.com

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07/12/2009

De Dom Pérignon à Bollinger ...

champagne

Dans «Moonraker», «Octopussy»... James Bond apprécie la compagnie des femmes... et du champagne. Et dans la vraie vie ?

Roger Moore - Oui, j'aime le champagne. Il y a deux ans, à Phnom Penh, je rendais visite au roi du Cambodge pour l'Unicef. A 11 heures du matin, le roi s'est exclamé : «Maintenant, c'est l'heure du champagne !» Cela a beaucoup plu à ma femme. Très surpris, j'ai dit : «C'est la bonne heure, bien sûr !»

L'espion de Sa Très Gracieuse Majesté n'a jamais bu autant de champagne que lorsque vous interprétiez le rôle !

J'ai succédé à Sean Connery, qui buvait beaucoup de Martini. Mon James Bond appréciait davantage le champagne. Invariablement Dom Pérignon et Bollinger.

Votre secret pour séduire Miss Moneypenny, la secrétaire de M, le patron de 007 ?

La meilleure manière de charmer une femme est de l'inviter à dîner. Ce sont les bonnes manières qui la séduisent. Le champagne est un plus.

Le champagne vous a-t-il accompagné dans d'autres séries ?

J'ai bu encore plus de champagne avec mon acolyte Tony Curtis dans Amicalement vôtre ! Ça ne se voit peut-être pas à l'écran, mais on faisait sauter le bouchon encore plus souvent et l'on riait beaucoup ensemble.

Quels sont vos goûts aujourd'hui ?

J'ai vraiment commencé à apprécier le vin en 1960, en Italie. Avant cela, je n'étais pas un grand amateur. Aujourd'hui, j'aime à la fois les rouges et les blancs, mais comme ma femme est allergique aux rouges et au cépage blanc chardonnay, nous buvons des blancs de sauvignon. On est très mordus de sancerre.

Si je comprends bien, vous aimez les blancs de la Vallée de la Loire...

Il y a deux ans, avec mon ami Michael Caine, on a pris la voiture et l'on est parti faire la route des vins des châteaux de la Loire. On a testé plein de restaurants et goûté beaucoup de vins. On a adoré le vouvray pétillant. J'habite Monaco et je regrette que les cartes des vins des restaurants soient si pauvres en vins de Loire. Les vins italiens se sont imposés.

Vous qui avez beaucoup voyagé, quels autres vins affectionnez-vous ?

Les blancs de pinot gris de la Vallée d'Aoste, en Italie, mais aussi les vins australiens ou de Cloudy Bay en Nouvelle-Zélande. J'ai un coup de cœur pour les vins californiens, surtout depuis qu'en 1976 j'ai bu un cabernet sauvignon pour la première fois. J'achète aussi des vins chiliens et des vins d'Afrique du Sud, qui se sont beaucoup améliorés.

Comment avez-vous été initié au vin ?

Michael Caine et moi avons commencé dans le cadre d'un club de vin à Monaco, animé par le producteur Olivier Ott des domaines Ott, en Provence. Je venais de m'installer en France, c'était dans les années 70.

Une anecdote autour du vin ?

A propos du mot français « pourboire ». Un jour, Steve Martin et Michael Caine ont loué une maison voisine de la mienne pour les besoins d'un tournage dans le sud de la France. Nous nous sommes fait livrer du vin. L'un d'entre nous a donné un billet au livreur. Il semblait très surpris. Et Michael Caine a dit : « C'est pourboire ! » Et le livreur a répondu qu'étant vigneron, il n'en avait pas besoin. Nous avons beaucoup ri.

Vos goûts ont-ils changé ?

Avec ma femme, Christina, du printemps à l'automne, nous buvons du sancerre. Mais pendant la saison hivernale, nous vivons dans la station de Crans-Montana dans le Valais, le plus grand vignoble de Suisse, qui produit un blanc que nous adorons, le fendant (chasselas). J'ai des goûts très catholiques !

Avec quels plats français aimez-vous boire un verre de vin ?

J'adore la bouillabaisse avec le Clos Mireille Blanc de blancs, un cru classé Côtes de Provence des domaines Ott. A de rares occasions, après un dîner, j'aime prendre un verre de Château d'Yquem. Après cela, je fais des rêves très sucrés... Je ne l'accompagne jamais de foie gras, car je m'oppose au gavage des oies, terriblement cruel. Je milite pour la protection des animaux.

Vous aidez la cause des enfants également...

Je suis parrain de l'Unicef. Il y a dix-neuf ans, quand je me suis engagé, j'ai compris l'importance de cette organisation, la meilleure en faveur des enfants et de leur mère.

Votre livre «Amicalement vôtre» paru l'année dernière est un récit de vos meilleurs souvenirs d'acteur...

Je l'ai écrit, sur les conseils de ma femme, en trois mois, c'était épuisant. Je parle de ma carrière à Hollywood et à la télévision. Je raconte mes voyages autour du monde.

J'ai juste essayé d'être amusant. Après la parution de mon livre, mes amis le sont restés.

Le Figaro - 4 décembre 2009

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