24/04/2009

Après Helsinki, Stockholm

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Après une visite à Helsinki, Roger Moore se rendra dans la foulée à Stockholm. Il séjournera dans la capitale suédoise du 6 au 8 mai 2009. Il y dédicacera son ouvrage et le 8 mai, à 19H00, il sera interviewé à la Maison de la Culture suédoise par Gunnar Bohlin. L'entretien sera également suivi d'une brève séance de dédicaces.

Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (0) |

James Bond aux mille visage

Quantum of Solace, 22ème film de la série James Bond, est sorti cette semaine dans une édition spéciale contenant deux DVD dégoulinants de testostérone...

Ce deuxième tour de piste de Daniel Craig (après Casino Royale) dans la peau du célèbre agent secret créé par Ian Fleming en 1953 lui a permis de mettre davantage le personnage à sa main.

Mais Roger Moore, Timothy Dalton et Pierce Brosnan étaient passés par là avant lui. C’est-à-dire après Sean Connery. Le premier, le modèle, le parfait, auquel tous les autres, forcément, ont été comparés. Flashback.

 Connery d’abord

Avec Dr. No, en 1962, Connery s’impose en Bond. La série est lancée et l’acteur écossais en sera le corps et l’esprit jusqu’en 1971, à travers cinq autres succès populaires parmi lesquels Les diamants sont éternels et surtout, Bons baisers de Russie, un des films les plus aimés de la série.

 Moore ensuite

 De Vivre et laisser mourir, qui inaugurait le cycle Roger Moore, on se souvient surtout... de la chanson-thème, interprétée par Paul McCartney. Nous sommes en 1973, le deuil Connery n’est pas terminé et ce dandy glabre aux allures fragiles apparaît trop radicalement différent du premier. C’était le but. C’était le risque.

L’homme au pistolet d’or, l’année suivante, confirme que la pilule est passée. D’autant que le film inaugure un virage gadgets et assoie un style kitsch qui traversera bien les années 70, où le sommet du Bond «rogermoorien», L’espion qui m’aimait, doit beaucoup à Shark et à la généreuse poitrine de Barbara Bach.

 Dalton, la fin

 En 1987, Timothy Dalton se glisse dans la peau du personnage avec Tuer n’est pas jouer, oeuvre peu mémorable, où les moeurs resserrées par l’épidémie du sida forcent Bond à ne baisser ses culottes qu’une fois par film.

Ce resserrement vient précipiter un autre constat selon lequel la série, qui a beaucoup capitalisé sur le climat d’inquiétude engendré par la guerre froide, est à bout de souffle. Et malgré les qualités de Permis de tuer, encore aujourd’hui très regardable, l’agent secret perd la faveur du public.

 Brosnan, la renaissance

 Bond est mort lorsqu’en 1995. Pierce Brosnan le fait renaître avec un sourire amusé dans GoldenEye, qui rameute les fans et prépare la série au passage du millénaire. Quatre films plus tard, c’est fait, Brosnan a tout donné et Daniel Craig, au terme de deux années de recherches intensives, entre en scène et reçoit la bénédiction instantanée des fans de la série.

On voit en lui la virilité de Sean Connery, ce qui ne gâte rien, et surtout, l’humeur sombre et tourmentée des héros post-11 septembre tels Jason Bourne et Jack Bauer. Bond ne rit plus. Mais il a la cote.

Quantum of Solace: nouveauté de la semaine

 Déterminé à venger le meurtre de sa petite amie Vesper Lynd, James Bond est envoyé à Haïti, où il tue une des têtes dirigeantes de l’Organisation.

Une piste le conduit à Camille, une belle intrigante qui à son tour le conduit jusqu’à M. Greene, un milliardaire qui s’est lié à un dictateur déchu de Bolivie afin de s’approprier les réserves d’eau de ce pays.

Pourchassé par les hommes de Greene et de l’Organisation, dont il a intercepté les communications compromettantes, l’agent 007 tue, sans le savoir, le garde du corps d’un important conseiller du premier ministre britannique. Sa supérieure, M, réclame son retour à Londres. Mais Bond, dont la mission personnelle n’est pas encore terminée, poursuit sa traque.

 Ce qu'on en pense

 Cette suite de Casino Royale se distingue au premier abord par sa mise en scène haletante signée Marc Forster. Tout le film se joue au niveau de la réalisation et du traitement.

Le scénario mince sert pour l’essentiel de support au spectacle. Mais quel spectacle : excitant, musclé, réglé au quart de tour et dépourvu des gadgets de la génération 007 précédente. Certes, les scènes d’action, montées avec frénésie, paraissent faciles tant elles font fi de la cohésion, de la géographie, voire parfois de la gravité terrestre.

Les interprètes se prêtent au jeu avec un plaisir évident. Outre Craig, bien installé dans le rôle, Mathieu Amalric brille de tous ses feux en vilain à deux visages.

© canoë -  23 mars 2009

Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (0) |