04/11/2006

Une journée particulière

volvos

Elstree-Borehamwood, petite ville de province londonienne baignée par un falot soleil d’automne. Gare de banlieue. Je débarque seule sur le quai. Taxi, hôtel. Retour au centre du bourg traversé par la Shenley Road, seule artère principale.

Demain, les vieux studios d’Elstree reprendront vie avec la venue de Roger Moore, lui qui y a passé de si nombreuses années. C’est là qu’il y tourna Le Saint, suivi de « Crossplot » et de « The Man Who Haunted Himself », à l’aube des années 70.

 

Mardi 31 octobre. Deux Volvo P1800 patientent devant l’entrée du Studio. L’une d’elle est frappée du célèbre « stickman ». Les invités arrivent et se pressent dans la salle où va se dérouler la cérémonie sous l’égide de la Mairie. Je remarque bien sûr Robert S. Baker et Johnny Goodman. Burt Kwouk, Deborah Moore, la fille de Roger Moore et Madeline Smith – Miss Caruso dans « Live And Let Die ».

 

elstree77

 

Roger Moore arrive avec son épouse Kristina. Toujours aussi élégant, souriant et disponible. Manifestement ravi de retrouver ses anciens compagnons de route. L’atmosphère est bon enfant. C’est Bob Baker qui se présente au micro ; plongée dans le passé, les anecdotes, les coulisses du tournage et un hommage émouvant à celui qui incarna Simon Templar entre 1962 et 1969 : un acteur plein de charme et d’humour, mais surtout un très grand professionnel qui connaissait toujours ses répliques sur le bout des doigts et ne quittait les plateaux que lorsqu’il était satisfait de sa prestation.

 

Une chorale locale entonne une chanson sur le thème musical du Saint et de « Live And Let Die », intitulée « The Man With A Golden Heart ». Roger Moore, presque timide, écoute. Son visage reflète l’émotion. Le passé, le présent s’entrechoquent au détour des paroles qui retracent un destin hors du commun. Celui d’un homme, qui, malgré sa célébrité planétaire, a su rester simple, un homme qui n’a jamais oublié ses racines et qui a, plus que tout autre, le sens du partage et de l’humilité.

 

L’après-midi s’étire, le soir enveloppe les Studios. Roger Moore est invité à découper le « Saintly Cake », non sans humour.

 

Le brouillard est tombé en silence. Demain Roger Moore redescendra sur Londres pour participer à un show populaire sur Channel 4. 

Des étoiles plein les yeux, je quitte les lieux avec un dernier regard sur les deux Volvo qui campent toujours devant l’entrée. Intemporelles, fidèles, figées pour jamais dans l’histoire d’une série culte qui poursuit son voyage dans le temps.

   

J'ai ajouté au site officiel de Roger Moore une galerie de photos. 

Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

La Volvo du "Saint" ? La Volvo du "Saint" ? Assurément la plus belle Volvo de tous les temps !!! Un régal. Je l’adore. Merci pour cette belle photo & ces news passionnantes !

Écrit par : TOM | 18/11/2006

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