30/08/2006

Biographie

 

Roger George Moore est né le 14 octobre 1927 à Stockwell (un quartier du Sud de Londres). C’est l’enfant unique de George Moore, un « Bobby » - policier londonien - et de Lilly,  femme au foyer. Les Moore sont une famille unie qui vit simplement sans pour autant ne manquer de rien. Seule ombre au tableau, la guerre et le fameux « Blitz » pendant lequel Roger et sa mère devront être éloignés de Londres. Roger passe une enfance heureuse. Au début de l’adolescence, Roger Moore est plutôt grassouillet, ce qui lui vaut des quolibets de la part de ses camarades. Ce n’est que plus tard qu’il se muera en un grand jeune homme très mince et aux trais extrêmement fins. Plutôt bon élève à l’école, il excelle particulièrement en dessin. Ce qui lui fera dire qu’il souhaiterait devenir architecte. Il quitte l’école à l’âge de 15 ans pour se lancer dans la vie active. Il travaille comme assistant cartoonist mais se fait licencier pour avoir effectué une fausse manœuvre.  

 

Sans emploi, Roger passe du temps avec des amis et entend par hasard que les studios Denham recherchent des figurants pour le film « César et Cléopâtre ». C’est là qu’il fait la connaissance d’une personne qui va changer le cours de son destin : Desmond Hurst, co-Directeur de la production qui lui trouve des dispositions d’acteur. Il rencontre le père de Roger et lui propose de supporter en partie financièrement les cours de son fils à la prestigieuse R.A.D.A (Royal Academy of Dramatic Art). Roger Moore y croise entre autre sa future Moneypenny, Lois Maxwell, et sa première épouse, Doorn Van Steyn, une patineuse sur glace.  Pour boucler les fins de mois, Roger pose comme mannequin pour des catalogues de vêtements tout en continuant son apprentissage d’acteur. En 1953, il rencontre une autre personne-clef qui devient sa seconde épouse : Dorothy Squires, une chanteuse au faîte de sa carrière à l’époque et de quelques années son aînée. Il l’accompagne en tournée aux Etats-Unis et en profite pour signer un contrat à la MGM. Il tourne dans les séries « The Alaskans » et « Maverick » puis joue dans les films « Gold Of The Seven Saints » avec Clint Walker. Il donne aussi la réplique à Liz Taylor et Van Johnson dans « The Last Time I Saw Paris ». Roger Moore fourbit ses premières armes d’acteurs et acquiert de l’expérience. Il est encore loin d’être le fameux boute en train que l’on découvrira un peu plus tard. Il souffre de l’éloignement et manque cruellement de confiance en lui jusqu’à en souffrir d’ulcères au duodénum.

 

Mais le rôle qui le fera définitivement connaître du grand public sera celui d’ « Ivanhoé » filmé dans les Studios d’Elstree. C’est environ à cette époque que Roger Moore a une idée prémonitoire : acheter les droits du « Saint » pour adapter les aventures de Simon Templar à la télévision. Mais il se heurte au refus de l’auteur, Leslie Charteris.

 

 Roger Moore enchaîne ensuite sur quelques rôles en Italie. Il y tourne « No Man’s Land » et « The Rape Of The Sabines » où il rencontre sa troisième épouse, une jeune actrice débutante, Luisa Mattioli. C’est le coup de foudre. Ils ne se quitteront plus. Elle sera la mère de ses trois enfants, Deborah (née en 1963), Geoffrey (né en 1966) et Christian (né en 1973). Le couple restera uni pendant plus de 30 ans.

 

C’est alors qu’il fait route vers Venise avec Luisa qu’il apprend via son agent que Lew Grade – un producteur respecté avec lequel il avait l’habitude de jouer au snooker et qui lui avait déjà proposé de jouer dans des séries télévisées - vient d’acquérir les droits du « Saint » et qu’il souhaite voir Roger endosser le rôle principal. Sa prémonition se réalise.

 

Alors que Dorothy Squires lui refuse le divorce et l’embarque dans des batailles juridiques sans fin, la carrière de Roger Moore prend son essor définitif. En 1962, il devient donc Simon Templar et incarnera Le Saint jusqu’en 1969. Puis il joue dans « Crossplot » et surtout dans l’excellent « The Man Who Haunted Himself », un drame sombre et inquiétant où il donne la pleine mesure de ses talents d’acteur. La critique n’est malheureusement pas à la hauteur de ses espérances.

 

Roger Moore souhaite enfin se consacrer au grand écran lorsque Lew Grade lui demande avec insistance de rempiler pour une nouvelle série, « Amicalement Vôtre ». Roger hésite longuement. Lew Grade fait jouer la fibre patriotique de l’acteur. Roger Moore finira par accepter pour « The Queen and Country » comme il le déclarera à la presse.  Mais le nom de celui qui lui donnera la réplique n’est pas encore trouvé. On évoque tout d’abord Glenn Ford puis Rock Hudson. Mais les deux stars sont déjà occupées sur d’autres projets. Lew Grade songe alors à Tony Curtis, dont l’agent, George Chasin, est une vieille connaissance.  La négociation s’effectue à Los Angeles et Grade repart avec la signature de Tony Curtis, séduit par le concept de la série.  Roger Moore, Bob Baker et Terry Nation s’envolent peu après pour Los Angeles. La rencontre entre les deux acteurs est marquée par un léger incident. Tony Curtis est, à cette époque, porte-parole de l’American Cancer Society. Il apparaît dans de nombreux spots télévisés et radiophoniques consacrés à la lutte anti-tabac. On prévient donc Roger Moore qui est un fumeur invétéré. Les deux acteurs discutent, le temps passe et Roger désespère de pouvoir griller une cigarette. N’y tenant plus, il demande à Tony Curtis s’il peut fumer. Ce qui lui est accordé après une course pour trouver un cendrier. A la fin de la rencontre, Curtis remet à Roger Moore un livre sur les dangers de la cigarette et le cancer des poumons. Quelques mois plus tard, Roger Moore renoncera à la cigarette … pour se consacrer au cigare.

 

Les épisodes sont tournés dans différents pays, en Angleterre et aux Studios Pinewood. La série rencontre un énorme succès en Europe et en Australie mais se fait plus discrète aux Etats-Unis. Sont avancés comme argument à cette relative indifférence, la concurrence des séries US « Bonanza » et « Mission Impossible », de même que la trame des épisodes qui se déroulent uniquement en Europe. Quoi qu’il en soit, « Amicalement Vôtre » comptera 24 épisodes.

 

En 1971, il est élu « Personnalité de l’Année » par le journal populaire « The Sun ».

 

En 1972, il endosse le célèbre costume de l’agent 007. Son règne durera jusqu’en 1985 avec « Dangereusement Vôtre ».

 

Entre les différents opus bondiens, Roger Moore tourne quelques très bons films. En 1974, c’est « Gold »  avec Susannah York et John Gielgud. En 1976, il joue dans « Parole D’Homme (Shout At The Devil) » aux côtés de Lee Marvin. En 1978, c’est « Les Oies Sauvages » avec Richard Harris, Richard Burton, Hardy Krüger et surtout Stewart Granger, l’un des héros de son adolescence. En 1980, il incarne un misogyne dans « North Sea Hijack ». En 1984, il est Judd Stevens, un psychiatre, dans un angoissant thriller basé sur une nouvelle de Sidney Sheldon.

 

D’autres films, bons, moins bons et/ou moins connus ont également jalonnés cette période : The Sea Wolves, Sunday Lovers,  The Cannonball Run, That Lucky Touch (dont la trame se situe presque exclusivement à Bruxelles), Bons Baisers d’Athènes, The Executioner.

 

Après avoir raccroché le smoking bondien, il rejoint –enfin – l’un de ses meilleurs amis, Michael Caine, dans une comédie déjantée, « Bullseye » où apparaît également sa fille Deborah. La rumeur veut que les lieux de tournages aient été choisis en fonction des possibilités gastronomiques. Il apparaît aussi, juste avant, dans une sympathique comédie dramatique familiale qui se déroule dans le Maine, « Bed & Breakfast ».  Il fait une apparition dans un épisode de la série « Alias » ainsi que dans le film « Spice World ». On le voit, en vrac, dans « Feu, Glace & Dynamite », « Le Grand Tournoi » (The Quest) aux côtés de Jean-claude Van Damme, « The Enemy » et le controversé « Boat Trip » aux côtés de Cuba Gooding Jr. où il campe le rôle d’un homosexuel.   

 

Mais la glorieuse page cinématographique est tournée.

 

Le 9 août 1991, il est officiellement nommé « Ambassadeur de bonne volonté » auprès de l’UNICEF. Il reprend de flambeau transmis par son amie Audrey Hepburn qui lui avait mis le pied à l’étrier quelques années auparavant.

 

En 1999, il est fait Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique (CBE) par la Reine. C’est aussi l’année où il remporte un Sept d’Or en France. En juin 2003, il est anobli par la Reine et devient Chevalier de l’Empire Britannique (KBE) pour son engagement sans faille auprès de l’UNICEF et de différentes organisations caritatives. Des activités qu’il poursuit malgré un accident cardiaque survenu en mai 2003.  

 

Avec son épouse Kristina Tholstrup, il partage sa vie entre Londres, Monaco et Crans-Montana.

 

Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/08/2006

Un James Bond très spécial

 
C'est le titre de la sympathique odyssée d'une vraie fan de Roger Moore qui, à force de pugnacité, a fini par décrocher un emploi au restaurant des Studios Pinewood.
 
Elle y a côtoyé les plus grandes stars et surtout Roger Moore.
A 67 ans, retraitée, mère de deux enfants et de cinq petits garçons, elle a couché ses souvenirs dans un livre publié par le journal brittanique "The Daily Mail" à la suite d'un concours de nouvelles. Doreen Whiting est entrée en contact avec moi. Après avis favorable de Roger Moore, elle m'a fait parvenir son ouvrage que j'ai reproduit sur le site officiel de l'acteur.
 
Le texte est en anglais. Vous pouvez le découvrir en suivant ce lien.
 
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Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (1) |