29/04/2006

Interview avec Roger Moore - 15 ans d'UNICEF

 

Cette année, il y a quinze ans que Roger Moore a embrassé une seconde « carrière » en devenant, en août 1991, une Ambassadeur de bonne volonté auprès de l’UNICEF. J’ai donc pensé qu’il serait intéressant de lui poser quelques questions sur cette mission de longue haleine qu’il remplit avec passion au fil des années.

 

Les décisions se prennent à New York, mais Roger Moore est évidemment consulté quand il s’agit d’élaborer son calendrier.

 

Fin 1991, Roger Moore et son plus jeune fils Christian se sont embarqué pour un long voyage de deux semaines qui les a mené au Guatemala, au Salvador, au Honduras et au Costa Rica. Peut-être une sorte de voyage initiatique pour le jeune homme qui s’est, pour l’occasion, mué en photographe. L’occasion, affirme Roger Moore, d’élargir les horizons de son fils mais aussi, pour Christian, de connaître davantage son père.

 

Chance, opportunités favorables : des mots qui reviennent de façon récurrente dans le vocabulaire de Roger Moore. Et qui illustrent son engagement auprès de l’UNICEF : « Ce que je fais m’a appris que j’étais un privilégié. J’ai toujours su que beaucoup d’êtres humains étaient égoïstes mais l’UNICEF m’a aussi enseigné que l’attitude de ces personnes était contrebalancée par la générosité et la disponibilité des autres » dit-il. Sa femme, Lady Kristina est de tous ses voyages. « Elle m’est d’une grande aide à tous points de vue. En fait, je pense qu’elle est même un meilleur ‘Ambassadeur’ que moi ».

 

Quand il voyage pour l’UNICEF, la star, ce n’est pas Roger Moore : « Les enfants du tiers-monde ne savent probablement pas qui je suis et ils n’en ont pas besoin. Je suis un ami qui leur vient en aide. Leur parler et leur dire que l’on souhaite les aider signifie beaucoup. L’humilité et le respect sont de mise dans ces circonstances ».

 

Voyager aux quatre coins de la planète nécessite aussi un travail préalable. Ainsi, Roger Moore étudie des dossiers et des rapports et examine ce que l’UNICEF attend de lui pour une mission déterminée. Puis il faut s’occuper des visas, des bagages et comme il le dit avec humour « de s’assurer d’avoir les bonnes cravates qui vont avec les costumes ».

 

Difficile pour lui de rester de marbre devant des situations intolérables. Il l’avoue, mais garde le silence pour ne pas mettre en péril les efforts qui sont mis en œuvre par l’UNICEF.

 

En 15 ans, Roger Moore a vu beaucoup de misère et de situations dramatiques : « L’on est bouleversé quand on voit des enfant souffrir et mourir. De les voir handicapés, souffrir dans leur chair à cause des mines anti-personnels, de les voir souffrir de par la bêtise des autres, de la guerre. Je suis bouleversé par le sort des enfants des rues. Mais il m’est impossible de décrire cela en quelques lignes ».

 

S’il devait résumer en 15 mots ses 15 années d’UNICEF, Roger Moore le dirait ainsi : « J’espère avoir été capable de donner un peu de la chance que j’ai eue ».     

 

Vous pouvez lire mon interview en anglais sur le site officiel  

Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

merci pour ta visite sur mon blog et merci pour ton blog qui me rappelle tellement ma jeunesse. Quand on voyait apparaître sur l'écran le petit personnage stylisé qui terminait avec une petite auréole...Le Saint

Écrit par : jean-marie | 30/04/2006

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