29/03/2006

Roger Moore à Malte

Roger Moore passe quatre jours à Malte pour prêter sa voix à un documentaire biblique sur les disciples de Saint-Paul. Un exercice auquel il est habitué depuis de nombreuses années. Ainsi, c’est lui qui a enregistré la version anglaise du commentaire touristique de la Grande Muraille de Chine.

 

Toujours aussi distingué et élégant, il est revenu sur sa carrière bondienne : « sur les tournages des films, votre souci majeur était d’apparaître correctement à l’écran, d’avoir une chemise propre et bien repassée. J’ai tourné dans de merveilleuses contrées … où régnait une pauvreté indicible. Avec le recul, je me dis que j’aurais pu faire quelque chose. C’est peut-être pour cette raison que je me consacre tant à l’UNICEF » a-t-il déclaré.

 

Roger Moore a encore répété qu’il détestait les armes à feu : « Je n’ai jamais aimé les revolvers, d’ailleurs je ferme les yeux quand j’entends la détonation. C’est dommage que les enfants soient encouragés à jouer avec des armes, à mimer la guerre. Heureusement, mes petits enfants sont des filles et moins enclines à ce genre de jeux que les garçons. Du moins, je l’espère » dit-il en rigolant.

 

Et de revenir sur les heurs et malheurs du nouveau visage de James Bond, Daniel Craig : « La presse britannique fut la première à lui être tombée dessus. Ce n’est pas sympathique. Il faut le laisser tourner le film et juger sur pièce et non avant. Je l’ai vu dans ’Munich’ et il était excellent. C’est même lui qui était le meilleur. C’est un bon acteur ».

 

Bond risque-t-il de tomber en désuétude ? « Non, c’est un héros de films d’actions, le bon qui combat le mal. Pour ma part, j’ai toujours considéré James Bond comme une BD géante. Il n’y a rien de vrai chez Bond. Un espion qui est reconnu partout où il va, c’est ridicule : quel que soit le bar où il entre aux quatre coins du monde, le barman le reconnaît et lui sert un Martini ».

Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (1) |

23/03/2006

Le Saint facétieux

Roger Moore a toujours été connu pour être un joyeux drille. Et dire qu’au début des années 50’ il osait à peine entrer dans une salle de restaurant tout seul  … Timide, hésitant, il avait peu de confiance en lui, si bien qu’il avait du mal à articuler tant ses mâchoires étaient contractées. Mais au fil des années, le grand jeune homme discret est devenu un homme sûr de lui et débordant d’humour. La preuve, sur le plateau du Saint, c’est lui qui anime le tournage par ses blagues et les tours qu’il joue à ses partenaires et à l’équipe.

 

Témoin, Sue Lloyd : « Roger était toujours facétieux et il était facile de jouer avec lui car il entretenait une atmosphère très détendue. Il recourait à toutes sortes de gags ! Une fois, à la cantine des studios d’Elstree, il m’a fait parvenir un plateau d’argent et lorsque j’ai soulevé le couvercle, il y avait un préservatif dessous. Aussi, je l’ai envoyé à quelqu’un d’autre. Je pense qu’il a fini chez Peter Wyngarde et la cantine entière était secouée de rire ».

 

Gare aussi si une scène comprenait un siphon à eau pour le whisky. Roger Moore s’en servait systématiquement pour arroser les techniciens.

 

Le duo qu’il forme avec l’Inspecteur Teal est également hilarant surtout grâce à la personnalité et au look de Ivor Dean. Ce n’était pourtant pas lui qui fut le premier choix des producteurs. Norman Pitts s’y essaya dans « The Ellusive Ellshaw » mais il ne fut pas jugé convaincant. Wensley Pittney ne fut pas meilleur dans « Starring The Saint ». C’est dans cet épisode justement qu’apparaît Ivor Dean mais sous les traits d’un avocat. Sa prestation fut remarquée par Baker et Berman qui lui confièrent le rôle de Teal dans « Iris ».  Ivor Dean et Roger Moore s’entendirent si bien que Dean s’installa dans ce rôle qui lui allait comme un gant. Sa calvitie, son gros pardessus, son air pataud et son manque d’efficacité récurrente sont à l’opposé de Simon Templar qui ne manque jamais de le ridiculiser avec ses « mon pauvre Claude ». Roger Moore se rappelle d’ailleurs de Dean – décédé en 1974 d’une crise cardiaque – avec tendresse : « C’était un homme merveilleux avec qui il était très agréable de travailler. En tant que Teal, il avait une merveilleuse façon de me regarder : lisse, lugubre, comme s’il voulait dire ‘encore ce Simon Templar’ ! Il aurait aimé me voir sous les verrous ».

 

Dans « Legacy For The Saint », Teal est ridiculisé par Le Saint qui le piège : sa voiture est détournée puis enfermée dans un camion, Teal et un policier sont délestés de leurs vêtements et, par la suite, obligés de faire du stop en petite tenue.

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14/03/2006

Amicalement Vôtre version 2006 

Lundi 13 mars 2006. Tony Curtis était à Londres pour y recevoir un « Lifetime Achievement Award », distinction qui couronne un acteur pour l’ensemble de sa carrière. Clin d’œil de l’histoire, c’est Roger Moore qui remit la récompense à son complice d’Amicalement Vôtre.

 

Je n’y étais hélas pas. Vous en comprendrez la raison quand je vous aurai dit qu’il fallait débourser non moins de 250 £ pour assister à cette grand messe et avoir la chance de côtoyer le parterre de stars.

 

 

Pour l’occasion, Lord Brett Sinclair avait laissé sa chemise orange, son joli foulard bleu pâle, sa chemise à jabots, ses cigares et son costume rayé dans son flat. Danny Wilde n’avait pas remis ses gants et son blouson de cuir et avait préféré s’engoncer dans un improbable costume noir, un rien étriqué.

 

35 ans après, les protagonistes de l’une des meilleures séries cultes que le petit écran nous ait offert étaient réunis. A 78 et 81 ans, la paire de séducteurs a encore « de la gueule ». Et Steve Coogan et Ben Stiller, censés incarner les deux playboys dans un prochain remake, peuvent se faire du souci.    

 

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11/03/2006

Roger Moore et Richard Kiel "Jaws"

Écrit par Marie-France Vienne | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/03/2006

Vue Sur Bond 007: un franc succès !

L’événement «Vue sur Bond 007» organisé à Québec par le Festival de cinéma des 3 Amériques aura eu des répercussions jusqu’au Mont-Sainte-Anne. Le célèbre interprète de l’agent secret 007 James Bond, Sir Roger Moore, y a fait une courte visite, samedi dernier, pour assister à une compétition de ski lui rappelant la scène de poursuite du film «L’Espion qui m’aimait» tourné en 1977.

Accompagné du réalisateur Guy Hamilton et des acteurs Richard Kiel et Britt Ekland, Sir Roger Moore, est arrivé au centre de ski de Beaupré à bord d’une motoneige pour applaudir les équipes qui ont fait revivre, dans le cadre d’une compétition amicale de ski, les célèbres poursuites de James Bond, pris en chasse par des tireurs.

Impressionné par la beauté des paysages, l’acteur britannique a fait fi du froid mordant pour se prêter à quelques séances de photos avec des fans. On estime à environ 200 le nombre de curieux qui se sont déplacés pour assister à cette compétition de ski dont le parcours était fait de sauts et d’obstacles. En plus des skieurs expérimentés, on y retrouvait aussi des tireurs embusqués qui avaient troqué pour l’occasion leurs fusils pour des pistolets de paint-ball.

Le passage au Mont-Sainte-Anne de ces grandes vedettes de cinéma n’aura duré qu’une quarantaine de minutes; le temps tout de même de faire dire à Sir Roger Moore qu’il aurait aimé avoir plus de temps pour profiter des attraits de Québec.

 

L’événement «Vue sur Bond 007» constituait en quelque sorte la préface à la 7e édition du Festival de cinéma des trois Amériques, qui prendra l’affiche du 29 mars au 2 avril 2006. Pour le comité organisateur, qui rêvait d’une visibilité à l’échelle internationale, le défi a été amplement relevé.

La séance de signature d’autographes, qui s’est déroulée au centre commercial, a mobilisé à elle seule des dizaines de fans venus voir et entendre l’acteur Roger Moore, le réalisateur Guy Hamilton, la séduisante Britt Ekland et l’incontournable Richard Kiel.

Au cours du week-end, le cinéma des Galeries de la Capitale a présenté en rafale une dizaine de classiques de la série de films mettant en vedette l’agent 007. Le Grand théâtre de Québec a également vibré au rythme musical des films britanniques samedi dernier grâce à la présentation d’un spectacle enlevant.

En plus d’offrir une promotion inégalée au Festival de cinéma des trois Amériques, l’événement a été organisé au profit de l’organisme UNICEF dont Sir Roger Moore est l’ambassadeur.

Vue sur Bond: le reportage et les photos

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